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open

, creat Ouvrir ou créer éventuellement un fichier ou un périphérique.


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1. open.2.man

Manpage of OPEN

OPEN

Section: Manuel du programmeur Linux (2)
Updated: 26 juin 2005
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NOM

open, creat - Ouvrir ou créer éventuellement un fichier ou un périphérique.  

SYNOPSIS

#include <sys/types.h>
#include <sys/stat.h>
#include <fcntl.h>

int open(const char *pathname, int flags);
int open(const char *pathname, int flags, mode_t mode);
int creat(const char *pathname, mode_t mode);
 

DESCRIPTION

Étant donné le chemin pathname d'un fichier, open() renvoie un descripteur de fichier, un petit entier non négatif utilisable par des appels système ultérieurs (read(2), write(2), lseek(2), fcntl(2), etc.). Le descripteur de fichier renvoyé par un appel réussi sera le plus petit descripteur de fichier non encore ouvert pour le processus.

Le nouveau descripteur de fichier est configuré pour rester ouvert au travers d'un execve(2) (c'est-à-dire que l'attribut FD_CLOEXEC du descripteur de fichier, décrit dans fcntl(2), est initialement désactivé). Le pointeur de position dans le fichier est placé à son début (voir lseek(2)).

Un appel à open() crée une nouvelle description de fichier ouvert, une entrée dans la table des fichiers ouverts à l'échelle du système. Cette entrée enregistre le décalage du fichier et les attributs d'état du fichier (modifiable via l'opération F_SETFL de fcntl(). Un descripteur de fichier est une référence vers l'une de ces entrées ; cette référence n'est pas affectée si pathname est ultérieurement supprimé ou modifié pour se référer à un fichier différent. La nouvelle description de fichier n'est initialement pas partagée avec un autre processus, mais le partage peut survenir via fork(2).

Le paramètre flags doit inclure l'un des mode d'accès suivants : O_RDONLY, O_WRONLY ou O_RDWR. Ceux-ci réclament respectivement l'ouverture du fichier en lecture seule, écriture seule, ou lecture-écriture. À cette valeur peut être ajouté zéro ou plusieurs attributs de création de fichier et attributs d'état de fichier avec un OU binaire. Les attributs de création de fichier sont O_CREAT, O_EXCL, O_NOCTTY, and O_TRUNC. Les attributs d'état de fichier sont tous les autres attributs restant listés plus loin. La différence entre ces deux groupes d'attributs est que l'on peut récupérer et (dans certains cas) modifier avec fcntl(2) les attributs d'état de fichier. La liste complète des attributs de création de fichier et des attributs d'état de fichier est la suivante :

O_APPEND
Le fichier est ouvert en mode « ajout ». Initialement, et avant chaque write(), la tête de lecture/écriture est placée à la fin du fichier comme avec lseek(). Il y a un risque d'endommager le fichier lorsque O_APPEND est utilisé, sur un système de fichiers NFS, si plusieurs processus tentent d'ajouter des données simultanément au même fichier. Ceci est dû au fait que NFS ne supporte pas l'opération d'ajout de données dans un fichier, aussi le noyau client est obligé de la simuler, avec un risque de concurrence des tâches.
O_ASYNC
Activer le pilotage d'entrées-sorties par signal : déclencher un signal (SIGIO par défaut, mais peut être changé via fcntl(2)) lorsque la lecture ou l'écriture deviennent possibles sur ce descripteur. Ceci n'est possible que pour les terminaux, pseudo-terminaux, sockets et (depuis Linux 2.6) tubes et FIFO. Voir fcntl(2) pour plus de détails.
O_CREAT
Créer le fichier s'il n'existe pas. Le possesseur (UID) du fichier est renseigné avec l'UID effectif du processus. Le groupe propriétaire (GID) du fichier est le GID effectif du processus ou le GID du répertoire parent (ceci dépend du système de fichiers, des options de montage, du mode du répertoire parent, etc.) Voir par exemple les options de montage bsdgroups et sysvgroups du système de fichiers ext2, décrites dans la page mount(8)).
O_DIRECT
Essayer de minimiser les effets du cache d'entrée-sortie sur ce fichier. Ceci dégradera en général les performances, mais est utilisé dans des situations spéciales, lorsque les applications ont leur propres caches. Les entrées-sorties dans le fichier se font directement depuis l'espace utilisateur, elles sont synchrones (à la fin de read(2) ou write(2), les données ont obligatoirement été transférées). La taille des transferts, l'alignement du tampon et la position dans le fichier doivent être des multiples de la taille de blocs logiques du système de fichiers.

Une interface à la sémantique similaire (mais dépréciée) pour les périphériques de type bloc est décrite à la page raw(8).

O_DIRECTORY
Si pathname n'est pas un répertoire, l'ouverture échoue. Cet attribut est spécifique à Linux et fut ajouté dans la version 2.1.126 du noyau, pour éviter des problèmes de dysfonctionnement si opendir(3) est invoqué sur une FIFO ou un périphérique de bande. Cet attribut ne devrait jamais être utilisé ailleurs que dans l'implémentation de opendir().
O_EXCL
En conjonction avec O_CREAT, déclenchera une erreur si le fichier existe, et open() échouera. On considère qu'un lien symbolique existe, quelque soit l'endroit où il pointe. O_EXCL ne fonctionne pas sur les systèmes de fichiers NFS. Les programmes qui ont besoin de cette fonctionnalité pour verrouiller des tâches risquent de rencontrer une concurrence critique (race condition). La solution consiste à créer un fichier unique sur le même système de fichiers (par exemple avec le PID et le nom de l'hôte), utiliser link(2) pour créer un lien sur un fichier de verrouillage et d'utiliser stat(2) sur ce fichier unique pour vérifier si le nombre de liens a augmenté jusqu'à 2. Ne pas utiliser la valeur de retour de link().
O_LARGEFILE
(LFS) (Ndt : Large Files System) Autoriser l'ouverture des fichiers dont la taille ne peut pas être représentée avec un off_t (mais qui peut être représentée avec un off64_t).
O_NOATIME
(depuis Linux 2.6.8) Ne pas mettre à jour l'horodatage du dernier accès au fichier (st_atime dans l'i-noeud) lorsque celui-ci est lu avec read(2). Cet attribut existe pour les programmes d'indexation ou de sauvegarde où son utilisation peut réduire de manière significative l'activité sur le disque. Cet attribut peut ne pas exister sur tous les systèmes de fichiers. Un exemple est NTFS où le serveur maintient l'horodatage d'accès
O_NOCTTY
Si pathname correspond à un périphérique de terminal --- voir tty(4) ---, il ne deviendra pas le terminal contrôlant le processus même si celui-ci n'est attaché à aucun autre terminal.
O_NOFOLLOW
Si pathname est un lien symbolique, l'ouverture échoue. Ceci est une extension FreeBSD, qui fut ajoutée à Linux dans la version 2.1.126. Les liens symboliques se trouvant dans le chemin d'accès proprement dit seront suivis normalement.
O_NONBLOCK ou O_NDELAY
Le fichier est ouvert en mode « non-bloquant ». Ni la fonction open() ni aucune autre opération ultérieure sur ce fichier ne laissera le processus appelant en attente. Pour la manipulation des FIFO (tubes nommés), voir également fifo(7). Pour une discussion sur l'effet de O_NONBLOCK conjointement aux verrouillages de fichier impératifs et aux baux de fichiers, voir fcntl(2).
O_SYNC()
Le fichier est ouvert en écriture synchronisée. Chaque appel à write() sur le fichier bloquera le processus appelant jusqu'à ce que les données aient été écrites physiquement sur le support matériel. Mais voir la section RESTRICTIONS plus bas.
O_TRUNC
Si le fichier existe, est un fichier régulier, et est ouvert en écriture (O_RDWR ou O_WRONLY), il sera tronqué à une longueur nulle. Si le fichier est une FIFO ou un périphérique terminal, l'attribut O_TRUNC est ignoré. Sinon, le comportement de O_TRUNC n'est pas précisé. Sur de nombreuses versions de Linux, il sera ignoré ; sur d'autres versions il déclenchera une erreur).

Certains de ces attributs optionnels peuvent être modifiés par la suite avec la fonction fcntl().

L'argument mode indique les permissions à utiliser si un nouveau fichier est créé. Cette valeur est modifiée par le umask du processus : la véritable valeur utilisée est (mode & ~umask). Notez que ce mode ne s'applique qu'aux accès ultérieurs du fichier nouvellement créé. L'appel open() qui crée un fichier dont le mode est en lecture seule fournira quand même un descripteur de fichier en lecture et écriture.

Les constantes symboliques suivantes sont disponibles pour mode :

S_IRWXU
00700 L'utilisateur (propriétaire du fichier) a les autorisations de lecture, écriture, exécution.
S_IRUSR
00400 L'utilisateur a l'autorisation de lecture.
S_IWUSR
00200 L'utilisateur a l'autorisation d'écriture.
S_IXUSR
00100 L'utilisateur a l'autorisation d'exécution.
S_IRWXG
00070 Le groupe a les autorisations de lecture, écriture, exécution.
S_IRGRP
00040 Le groupe a l'autorisation de lecture.
S_IWGRP
00020 Le groupe a l'autorisation d'écriture.
S_IXGRP
00010 Le groupe a l'autorisation d'exécution.
S_IRWXO
00007 Tout le monde a les autorisations de lecture, écriture, exécution.
S_IROTH
00004 Tout le monde a l'autorisation de lecture.
S_IWOTH
00002 Tout le monde a l'autorisation d'écriture.
S_IXOTH
00001 Tout le monde a l'autorisation d'exécution.

Le mode devrait toujours être indiqué quand O_CREAT est dans les attributs flags, (il est ignoré dans les autres cas).

creat() est équivalent à open() avec l'attribut flags égal à O_CREAT | O_WRONLY | O_TRUNC.  

VALEUR RENVOYÉE

open() et creat() renvoient le nouveau descripteur de fichier s'ils réussissent, ou -1 s'ils échouent, auquel cas errno contient le code d'erreur.  

NOTES

Notez que open() peut ouvrir des fichiers spéciaux mais creat() ne peut pas en créer, il faut utiliser mknod(2) à la place.

Sur les systèmes de fichiers NFS, où la correspondance d'UID est activée, open() peut renvoyer un descripteur de fichier alors qu'une requête read(2) par exemple sera refusée avec le code d'erreur EACCES. En effet, c'est parce que le client a effectué open() en vérifiant les autorisations d'accès, mais la correspondance d'UID est calculée par le serveur au moment des requêtes de lecture ou d'écriture.

Si un fichier est créé, ses horodatages st_atime, st_ctime, st_mtime (respectivement horodatage du dernier accès, horodatage du dernier changement d'état, horodatage de la deernière modification) sont fixés à l'heure actuelle, ainsi que les champs st_ctime et st_mtime du répertoire parent. Sinon, si le fichier est modifié à cause de l'attribut O_TRUNC, ses champs st_ctime et st_mtime sont remplis avec l'heure actuelle.  

ERREURS

EACCES
L'accès demandé au fichier est interdit, ou la permission de parcours pour l'un des répertoires du chemin pathname est refusée, ou le fichier n'existe pas encore et le répertoire parent ne permet pas l'écriture. (Voir aussi path_resolution(2).)
EEXIST
pathname existe déjà et O_CREAT et O_EXCL ont été indiqués.
EFAULT
pathname pointe en dehors de l'espace d'adressage accessible.
EISDIR
On a demandé une écriture alors que pathname correspond à un répertoire (en fait, O_WRONLY ou O_RDWR ont été demandés).
ELOOP
pathname contient une référence circulaire (à travers un lien symbolique), ou l'attribut O_NOFOLLOW est indiqué et pathname est un lien symbolique.
EMFILE
Le processus a déjà ouvert le nombre maximal de fichiers.
ENAMETOOLONG
pathname est trop long.
ENFILE
La limite du nombre total de fichiers ouverts sur le système est atteinte.
ENODEV
pathname correspond à un fichier spécial et il n'y a pas de périphérique correspondant.
ENOENT
O_CREAT est absent et le fichier n'existe pas. Ou un répertoire du chemin d'accès pathname n'existe pas, ou est un lien symbolique pointant nulle part.
ENOMEM
Pas assez de mémoire pour le noyau.
ENOSPC
pathname devrait être créé mais le périphérique concerné n'a plus assez de place pour un nouveau fichier.
ENOTDIR
Un élément du chemin d'accès pathname n'est pas un répertoire, ou l'attribut O_DIRECTORY est utilisé et pathname n'est pas un répertoire.
ENXIO
O_NONBLOCK | O_WRONLY est indiqué, le fichier est une FIFO et le processus n'a pas de fichier ouvert en lecture. Ou le fichier est un noeud spécial et il n'y a pas de périphérique correspondant.
EOVERFLOW
pathname fait référence à un fichier régulier, trop grand pour pouvoir être ouvert - voir O_LARGEFILE plus haut.
EPERM
L'attribut O_NOATIME a été fourni, mais l'UID effectif de l'appelant ne correspond pas à celui du propriétaire du fichier et l'appelant n'est pas privilégié (CAP_FOWNER).
EROFS
Un accès en écriture est demandé alors que pathname réside sur un système de fichiers en lecture seule.
ETXTBSY
On a demandé une écriture alors que pathname correspond à un fichier exécutable actuellement utilisé.
EWOULDBLOCK
L'attribut O_NONBLOCK a été spécifié et un bail incompatible est tenu sur le fichier (voir fcntl(2)).
 

NOTE

Sous Linux, le drapeau O_NONBLOCK indique que l'on veut ouvrir mais pas nécessairement dans l'intention de lire ou d'écrire. Il est typiquement utilisé pour ouvrir des périphériques dans le but de récupérer un descripteur de fichier pour l'utiliser avec ioctl(2).  

CONFORMITÉ

SVr4, BSD 4.3, POSIX.1-2001. Les attributs O_NOATIME, O_NOFOLLOW et O_DIRECTORY sont spécifiques à Linux. Il faut définir la constante symbolique _GNU_SOURCE pour avoir leurs définitions. L'effet (indéfini) de O_RDONLY | O_TRUNC varie suivant les implémentations. Sur de nombreux systèmes, le fichier est effectivement tronqué.

L'attribut O_DIRECT a été introduit par SGI IRIX, qui a des restritions d'alignement identiques à Linux. IRIX a aussi un appel fcntl(2) pour obtenir les alignements et tailles appropriés. FreeBSD 4.x a introduit un attribut du même nom, mais sans les restrictions d'alignement. Le support a été ajouté dans Linux 2.4.10. Les noyaux plus anciens ignorent simplement cet attribut. On peut définir la macro _GNU_SOURCE pour avoir cette définition.  

BOGUES

« Ce qui m'a toujours dérangé avec O_DIRECT est que toute l'interface est stupide et a probablement été conçue par un singe dérangé, sous l'influence de substances psychotropes puissantes ». -- Linus.

Actuellement, il n'est pas possible d'activer le pilotage d'entrées-sorties par signal en spécifiant O_ASYNC lors d'un appel à open() ; utilisez fcntl(2) pour activer cet attribut.  

RESTRICTIONS

Plusieurs problèmes se posent avec le protocole NFS, concernant entre autres O_SYNC, et O_NDELAY .

POSIX fournit trois variantes différentes des entrées-sorties synchronisées correspondant aux attributs O_SYNC, O_DSYNC et O_RSYNC. Actuellement (2.1.130) elles sont toutes équivalentes sous Linux.  

VOIR AUSSI

close(2), dup(2), fcntl(2), link(2), lseek(2), mknod(2), mmap(2), openat(2), mount(2), path_resolution(2), read(2), socket(2), stat(2), umask(2), unlink(2), write(2), fopen(3), fifo(7), feature_test_macros(7)  

TRADUCTION

Ce document est une traduction réalisée par Christophe Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/> le 15 octobre 1996 et révisée le 14 août 2006.

L'équipe de traduction a fait le maximum pour réaliser une adaptation française de qualité. La version anglaise la plus à jour de ce document est toujours consultable via la commande : « LANG=C man 2 open ». N'hésitez pas à signaler à l'auteur ou au traducteur, selon le cas, toute erreur dans cette page de manuel.


 

Index

NOM
SYNOPSIS
DESCRIPTION
VALEUR RENVOYÉE
NOTES
ERREURS
NOTE
CONFORMITÉ
BOGUES
RESTRICTIONS
VOIR AUSSI
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Time: 17:37:04 GMT, October 23, 2013

2. open.9.man

Manpage of open

open

Section: Tcl Built-In Commands (n)
Updated: 8.3
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NAME

open - Open a file-based or command pipeline channel  

SYNOPSIS

open fileName
open fileName access
open fileName access permissions




 

DESCRIPTION

This command opens a file, serial port, or command pipeline and returns a channel identifier that may be used in future invocations of commands like read, puts, and close. If the first character of fileName is not | then the command opens a file: fileName gives the name of the file to open, and it must conform to the conventions described in the filename manual entry.

The access argument, if present, indicates the way in which the file (or command pipeline) is to be accessed. In the first form access may have any of the following values:

r
Open the file for reading only; the file must already exist. This is the default value if access is not specified.
r+
Open the file for both reading and writing; the file must already exist.
w
Open the file for writing only. Truncate it if it exists. If it does not exist, create a new file.
w+
Open the file for reading and writing. Truncate it if it exists. If it does not exist, create a new file.
a
Open the file for writing only. If the file does not exist, create a new empty file. Set the file pointer to the end of the file prior to each write.
a+
Open the file for reading and writing. If the file does not exist, create a new empty file. Set the initial access position to the end of the file.

All of the legal access values above may have the character b added as the second or third character in the value to indicate that the opened channel should be configured with the -translation binary option, making the channel suitable for reading or writing of binary data.

In the second form, access consists of a list of any of the following flags, all of which have the standard POSIX meanings. One of the flags must be either RDONLY, WRONLY or RDWR.

RDONLY
Open the file for reading only.
WRONLY
Open the file for writing only.
RDWR
Open the file for both reading and writing.
APPEND
Set the file pointer to the end of the file prior to each write.
BINARY
Configure the opened channel with the -translation binary option.
CREAT
Create the file if it does not already exist (without this flag it is an error for the file not to exist).
EXCL
If CREAT is also specified, an error is returned if the file already exists.
NOCTTY
If the file is a terminal device, this flag prevents the file from becoming the controlling terminal of the process.
NONBLOCK
Prevents the process from blocking while opening the file, and possibly in subsequent I/O operations. The exact behavior of this flag is system- and device-dependent; its use is discouraged (it is better to use the fconfigure command to put a file in nonblocking mode). For details refer to your system documentation on the open system call's O_NONBLOCK flag.
TRUNC
If the file exists it is truncated to zero length.

If a new file is created as part of opening it, permissions (an integer) is used to set the permissions for the new file in conjunction with the process's file mode creation mask. Permissions defaults to 0666.  

COMMAND PIPELINES

If the first character of fileName is ``|'' then the remaining characters of fileName are treated as a list of arguments that describe a command pipeline to invoke, in the same style as the arguments for exec. In this case, the channel identifier returned by open may be used to write to the command's input pipe or read from its output pipe, depending on the value of access. If write-only access is used (e.g. access is w), then standard output for the pipeline is directed to the current standard output unless overridden by the command. If read-only access is used (e.g. access is r), standard input for the pipeline is taken from the current standard input unless overridden by the command. The id of the spawned process is accessible through the pid command, using the channel id returned by open as argument.

If the command (or one of the commands) executed in the command pipeline returns an error (according to the definition in exec), a Tcl error is generated when close is called on the channel unless the pipeline is in non-blocking mode then no exit status is returned (a silent close with -blocking 0).

It is often useful to use the fileevent command with pipelines so other processing may happen at the same time as running the command in the background.  

SERIAL COMMUNICATIONS

If fileName refers to a serial port, then the specified serial port is opened and initialized in a platform-dependent manner. Acceptable values for the fileName to use to open a serial port are described in the PORTABILITY ISSUES section.

The fconfigure command can be used to query and set additional configuration options specific to serial ports (where supported):

-mode baud,parity,data,stop
This option is a set of 4 comma-separated values: the baud rate, parity, number of data bits, and number of stop bits for this serial port. The baud rate is a simple integer that specifies the connection speed. Parity is one of the following letters: n, o, e, m, s; respectively signifying the parity options of ``none'', ``odd'', ``even'', ``mark'', or ``space''. Data is the number of data bits and should be an integer from 5 to 8, while stop is the number of stop bits and should be the integer 1 or 2.
-handshake type
(Windows and Unix). This option is used to setup automatic handshake control. Note that not all handshake types maybe supported by your operating system. The type parameter is case-independent.

If type is none then any handshake is switched off. rtscts activates hardware handshake. Hardware handshake signals are described below. For software handshake xonxoff the handshake characters can be redefined with -xchar. An additional hardware handshake dtrdsr is available only under Windows. There is no default handshake configuration, the initial value depends on your operating system settings. The -handshake option cannot be queried.

-queue
(Windows and Unix). The -queue option can only be queried. It returns a list of two integers representing the current number of bytes in the input and output queue respectively.
-timeout msec
(Windows and Unix). This option is used to set the timeout for blocking read operations. It specifies the maximum interval between the reception of two bytes in milliseconds. For Unix systems the granularity is 100 milliseconds. The -timeout option does not affect write operations or nonblocking reads. This option cannot be queried.
-ttycontrol {signal boolean signal boolean ...}
(Windows and Unix). This option is used to setup the handshake output lines (see below) permanently or to send a BREAK over the serial line. The signal names are case-independent. {RTS 1 DTR 0} sets the RTS output to high and the DTR output to low. The BREAK condition (see below) is enabled and disabled with {BREAK 1} and {BREAK 0} respectively. It is not a good idea to change the RTS (or DTR) signal with active hardware handshake rtscts (or dtrdsr). The result is unpredictable. The -ttycontrol option cannot be queried.
-ttystatus
(Windows and Unix). The -ttystatus option can only be queried. It returns the current modem status and handshake input signals (see below). The result is a list of signal,value pairs with a fixed order, e.g. {CTS 1 DSR 0 RING 1 DCD 0}. The signal names are returned upper case.
-xchar {xonChar xoffChar}
(Windows and Unix). This option is used to query or change the software handshake characters. Normally the operating system default should be DC1 (0x11) and DC3 (0x13) representing the ASCII standard XON and XOFF characters.
-pollinterval msec
(Windows only). This option is used to set the maximum time between polling for fileevents. This affects the time interval between checking for events throughout the Tcl interpreter (the smallest value always wins). Use this option only if you want to poll the serial port more or less often than 10 msec (the default).
-sysbuffer inSize
-sysbuffer {inSize outSize}
(Windows only). This option is used to change the size of Windows system buffers for a serial channel. Especially at higher communication rates the default input buffer size of 4096 bytes can overrun for latent systems. The first form specifies the input buffer size, in the second form both input and output buffers are defined.
-lasterror
(Windows only). This option is query only. In case of a serial communication error, read or puts returns a general Tcl file I/O error. fconfigure -lasterror can be called to get a list of error details. See below for an explanation of the various error codes.
 

SERIAL PORT SIGNALS

RS-232 is the most commonly used standard electrical interface for serial communications. A negative voltage (-3V..-12V) define a mark (on=1) bit and a positive voltage (+3..+12V) define a space (off=0) bit (RS-232C). The following signals are specified for incoming and outgoing data, status lines and handshaking. Here we are using the terms workstation for your computer and modem for the external device, because some signal names (DCD, RI) come from modems. Of course your external device may use these signal lines for other purposes.

TXD(output)
Transmitted Data: Outgoing serial data.
RXD(input)
Received Data:Incoming serial data.
RTS(output)
Request To Send: This hardware handshake line informs the modem that your workstation is ready to receive data. Your workstation may automatically reset this signal to indicate that the input buffer is full.
CTS(input)
Clear To Send: The complement to RTS. Indicates that the modem is ready to receive data.
DTR(output)
Data Terminal Ready: This signal tells the modem that the workstation is ready to establish a link. DTR is often enabled automatically whenever a serial port is opened.
DSR(input)
Data Set Ready: The complement to DTR. Tells the workstation that the modem is ready to establish a link.
DCD(input)
Data Carrier Detect: This line becomes active when a modem detects a ``Carrier'' signal.
RI(input)
Ring Indicator: Goes active when the modem detects an incoming call.
BREAK
A BREAK condition is not a hardware signal line, but a logical zero on the TXD or RXD lines for a long period of time, usually 250 to 500 milliseconds. Normally a receive or transmit data signal stays at the mark (on=1) voltage until the next character is transferred. A BREAK is sometimes used to reset the communications line or change the operating mode of communications hardware.
 

ERROR CODES (Windows only)

A lot of different errors may occur during serial read operations or during event polling in background. The external device may have been switched off, the data lines may be noisy, system buffers may overrun or your mode settings may be wrong. That is why a reliable software should always catch serial read operations. In cases of an error Tcl returns a general file I/O error. Then fconfigure -lasterror may help to locate the problem. The following error codes may be returned.

RXOVER
Windows input buffer overrun. The data comes faster than your scripts reads it or your system is overloaded. Use fconfigure -sysbuffer to avoid a temporary bottleneck and/or make your script faster.
TXFULL
Windows output buffer overrun. Complement to RXOVER. This error should practically not happen, because Tcl cares about the output buffer status.
OVERRUN
UART buffer overrun (hardware) with data lost. The data comes faster than the system driver receives it. Check your advanced serial port settings to enable the FIFO (16550) buffer and/or setup a lower(1) interrupt threshold value.
RXPARITY
A parity error has been detected by your UART. Wrong parity settings with fconfigure -mode or a noisy data line (RXD) may cause this error.
FRAME
A stop-bit error has been detected by your UART. Wrong mode settings with fconfigure -mode or a noisy data line (RXD) may cause this error.
BREAK
A BREAK condition has been detected by your UART (see above).
 

PORTABILITY ISSUES

Windows (all versions)
Valid values for fileName to open a serial port are of the form comX:, where X is a number, generally from 1 to 4. This notation only works for serial ports from 1 to 9, if the system happens to have more than four. An attempt to open a serial port that does not exist or has a number greater than 9 will fail. An alternate form of opening serial ports is to use the filename \\.\comX, where X is any number that corresponds to a serial port; please note that this method is considerably slower on Windows 95 and Windows 98.
Windows NT
When running Tcl interactively, there may be some strange interactions between the real console, if one is present, and a command pipeline that uses standard input or output. If a command pipeline is opened for reading, some of the lines entered at the console will be sent to the command pipeline and some will be sent to the Tcl evaluator. If a command pipeline is opened for writing, keystrokes entered into the console are not visible until the pipe is closed. This behavior occurs whether the command pipeline is executing 16-bit or 32-bit applications. These problems only occur because both Tcl and the child application are competing for the console at the same time. If the command pipeline is started from a script, so that Tcl is not accessing the console, or if the command pipeline does not use standard input or output, but is redirected from or to a file, then the above problems do not occur.
Windows 95
A command pipeline that executes a 16-bit DOS application cannot be opened for both reading and writing, since 16-bit DOS applications that receive standard input from a pipe and send standard output to a pipe run synchronously. Command pipelines that do not execute 16-bit DOS applications run asynchronously and can be opened for both reading and writing.

When running Tcl interactively, there may be some strange interactions between the real console, if one is present, and a command pipeline that uses standard input or output. If a command pipeline is opened for reading from a 32-bit application, some of the keystrokes entered at the console will be sent to the command pipeline and some will be sent to the Tcl evaluator. If a command pipeline is opened for writing to a 32-bit application, no output is visible on the console until the pipe is closed. These problems only occur because both Tcl and the child application are competing for the console at the same time. If the command pipeline is started from a script, so that Tcl is not accessing the console, or if the command pipeline does not use standard input or output, but is redirected from or to a file, then the above problems do not occur.

Whether or not Tcl is running interactively, if a command pipeline is opened for reading from a 16-bit DOS application, the call to open will not return until end-of-file has been received from the command pipeline's standard output. If a command pipeline is opened for writing to a 16-bit DOS application, no data will be sent to the command pipeline's standard output until the pipe is actually closed. This problem occurs because 16-bit DOS applications are run synchronously, as described above.

Unix       
Valid values for fileName to open a serial port are generally of the form /dev/ttyX, where X is a or b, but the name of any pseudo-file that maps to a serial port may be used. Advanced configuration options are only supported for serial ports when Tcl is built to use the POSIX serial interface.

When running Tcl interactively, there may be some strange interactions between the console, if one is present, and a command pipeline that uses standard input. If a command pipeline is opened for reading, some of the lines entered at the console will be sent to the command pipeline and some will be sent to the Tcl evaluator. This problem only occurs because both Tcl and the child application are competing for the console at the same time. If the command pipeline is started from a script, so that Tcl is not accessing the console, or if the command pipeline does not use standard input, but is redirected from a file, then the above problem does not occur.

See the PORTABILITY ISSUES section of the exec command for additional information not specific to command pipelines about executing applications on the various platforms  

EXAMPLE

Open a command pipeline and catch any errors:

set fl [open "| ls this_file_does_not_exist"]
set data [read $fl]
if {[catch {close $fl} err]} {
    puts "ls command failed: $err"
}

 

SEE ALSO

file(n), close(n), filename(n), fconfigure(n), gets(n), read(n), puts(n), exec(n), pid(n), fopen(3)  

KEYWORDS

access mode, append, create, file, non-blocking, open, permissions, pipeline, process, serial


 

Index

NAME
SYNOPSIS
DESCRIPTION
COMMAND PIPELINES
SERIAL COMMUNICATIONS
SERIAL PORT SIGNALS
ERROR CODES (Windows only)
PORTABILITY ISSUES
EXAMPLE
SEE ALSO
KEYWORDS

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Time: 17:37:04 GMT, October 23, 2013

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