man
formate et affiche les pages du manuel en ligne
1. man.1.man
Manpage of MAN
MAN
Section: Commandes utilisateur (1)Updated: 19 septembre 2005
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NOM
man - formate et affiche les pages du manuel en ligneSYNOPSIS
man [-acdfFhkKtwW] [--path] [-m système] [-p chaîne] [-C fichier_config] [-M chemin] [-P visualiseur] [-B navigateur] [-H visualiseur] [-S liste_sections] [section] nom ...DESCRIPTION
man formate et affiche les pages du manuel en ligne. Si section est spécifiée, man ne recherchera que dans cette section du manuel. nom est le nom de la page qui est généralement le nom d'une commande, d'une fonction ou d'un fichier. Toutefois, si nom contient une barre oblique « / », il sera d'abord considéré en tant que nom de fichier, vous pouvez donc faire : man ./toto.5 ou même man /truc/machin/bidule.1.gz.
Voir plus loin pour une description sur la façon dont
man
cherche les fichiers pages de manuel.
OPTIONS
- -C fichier_config
- Spécifie le fichier de configuration à utiliser ; par défaut il s'agit de /etc/man.conf. (Voir man.conf(5).)
- -M chemin
- Indique la liste des répertoires dans lesquels la recherche des pages sera effectuée. Veuillez séparer les répertoires par le symbole deux points « : ». Une liste vide est équivalent à ne pas spécifier l'option -M. Voir CHEMIN DE RECHERCHE POUR LES PAGES DE MANUEL.
- -P visualiseur
- Indique le programme de visualisation des pages à employer. Cette option a priorité sur la variable d'environnement MANPAGER, qui, à son tour, a priorité sur la variable d'environnement PAGER. Par défaut, man utilisera /usr/bin/less -is.
- -B
- Spécifie quel navigateur utiliser pour les fichiers HTML. Cette option supplante la variable d'environnement BROWSER Par défaut, man utilise /usr/bin/lynx.
- -H
- Spécifie une commande qui produit un fichier texte à partir du fichier HTML. Cette option supplante la variable d'environnement HTMLPAGER Par défaut, man utilise /usr/bin/lynx-dump.
- -S liste_sections
- Il s'agit d'une liste de sections, séparées par le symbole deux points « : », dans lesquelles les pages seront recherchées. Elle a priorité sur la variable d'environnement MANSECT.
- -a
- Par défaut, man s'arrête après avoir affiché la première page de manuel trouvée. Cette option permet de l'obliger à afficher toutes les pages correspondant à la requête « nom » de l'utilisateur, s'il y en a plusieurs, et pas seulement la première trouvée.
- -c
- Reformater la page de manuel, même si une version préformatée à jour existe. Cela peut être utile si cette dernière a été prévue pour un écran de taille différente ou bien si elle est abîmée.
- -d
- Ne pas afficher les pages de manuel, mais fournir une grande quantité d'informations de débogage.
- -D
- Afficher à la fois les pages de manuel et les informations de débogage.
- -f
- Équivalent à whatis.
- -h
- Afficher un court message d'aide et quitter.
- -k
- Équivalent à apropos.
- -K
- Chercher la chaîne spécifiée dans *toutes* les pages de manuel. Attention : cela peut être très long ! Et il peut être utile de spécifier une section. (Pour donner une vague idée, sur ma machine, il faut environ une minute pour 500 pages de manuel.)
- -m système
- Demander l'utilisation d'un autre jeu de pages de manuel, en fonction du nom de système indiqué.
- -p chaîne
- Spécifie la séquence de préprocesseurs à exécuter avant nroff ou troff. Selon votre installation de Linux, vous ne disposerez pas forcément de tous les programmes possibles. Voici les plus courants et les lettres qui les désignent : eqn (e), grap (g), pic (p), tbl (t), vgrind (v), refer (r). Cette option a priorité sur la variable d'environnement MANROFFSEQ.
- -t
- Utiliser /usr/bin/groff -Tps -mandoc pour formater la page de manuel, la sortie se faisant sur stdout. La sortie de /usr/bin/groff -Tps -mandoc peut nécessiter un passage par certains filtres avant de pouvoir être affichée ou imprimée.
- -w ou --path
- Ne pas afficher les pages de manuel, mais les emplacements des fichiers qui auraient été formatés ou affichés. Si aucun argument n'est précisé, indique sur la sortie standard la liste des répertoires dans lesquels man recherche les pages. Si manpath est un lien sur le programme man, alors « manpath » est équivalent à la commande « man --path ».
- -W
-
Comme -w, mais affiche les noms de fichiers, un par ligne, sans aucune
autre information. Très utile dans des commandes shell du genre :
man -aW man | xargs ls -l
PAGES FORMATÉES
Afin de gagner du temps, man tente de sauvegarder les pages formatées au lieu de les interpréter chaque fois qu'elles sont demandées. Traditionnellement, les versions formatées des pages de REP/manX sont enregistrées dans REP/catX, mais d'autres correspondances entre les répertoires man et les répertoires cat peuvent être indiquées dans le fichier /etc/man.conf. Aucune page formatée n'est enregistrée si le répertoire « cat » correspondant n'existe pas. Aucune page formatée n'est enregistrée si elle est formatée avec une longueur de ligne différente de 80. Aucune page formatée n'est enregistrée si le fichier /etc/man.conf contient la ligne NOCACHE.Il est possible de rendre man suid utilisateur man. Dans ce cas, si un répertoire « cat » appartient à man et a le mode 0755 (seul man peut l'écrire), et que les fichiers formatés appartiennent eux aussi à man et ont le mode 0644 ou 0444 (seul man peut les écrire, voire personne), aucun utilisateur normal ne pourra modifier les pages formatées ou mettre d'autre fichiers dans le répertoire correspondant. Si man n'est pas suid, les répertoires « cat » devront avoir le mode 0777 afin que tout utilisateur puisse y laisser le résultat des formatages lors des consultations du manuel.
L'option -c force le reformatage d'une page, même si un fichier cat plus récent que le fichier source existe.
CHEMIN DE RECHERCHE POUR LES PAGES DE MANUEL
man utilise une méthode sophistiquée pour chercher les pages de manuels, basée sur l'invocation d'options et de variables d'environnement, le fichier de configuration /etc/man.conf, des heuristiques et conventions prédéfinies.En premier lieu, lorsque l'argument nom de man contient une barre oblique « / », man suppose qu'il s'agit d'un fichier et aucune recherche complexe n'est lancée.
Mais dans la plupart des cas où nom ne contient pas de barre oblique, man recherche dans plusieurs répertoires un fichier qui pourrait être une page de manuel pour le sujet nommé.
Si vous spécifiez l'option -M liste_chemins, liste_chemins est une liste de répertoires, séparés par le symbole deux points « : », dans lesquels man effectuera sa recherche.
Si vous ne spécifiez pas -M mais que vous positionniez la variable d'environnement MANPATH, la valeur de cette variable est la liste des répertoires dans lesquels man effectuera sa recherche.
Si vous ne spécifiez pas une liste de chemins explicite avec -M ou MANPATH, man développe sa propre liste de chemins basée sur le contenu du fichier de configuration /etc/man.conf. Les déclarations MANPATH dans le fichier de configuration identifient des répertoires particuliers à inclure dans le chemin de recherche.
Qui plus est, les déclarations MANPATH_MAP complètent le chemin de recherche en fonction du chemin de recherche de vos commandes (autrement dit, de votre variable d'environnement PATH). La déclaration MANPATH_MAP indique, pour chacun des répertoires pouvant se trouver dans le chemin de recherche des commandes, un répertoire qui devrait être ajouté au chemin de recherche des pages de manuel. man scrute la variable PATH et ajoute au chemin de recherche des pages de manuel les répertoires correspondants. Ainsi, avec une utilisation correcte de MANPATH_MAP, lorsque vous tapez la commande man xyz, vous obtenez la page de manuel du programme que vous lanceriez si vous tapiez la commande xyz.
De plus, pour chacun des répertoires situés dans le chemin de recherche des commandes (nous l'appellerons « répertoire commandes ») pour lequel vous n'avez pas d'instruction MANPATH_MAP, man cherchera automatiquement un répertoire de pages de manuel à proximité, à savoir un sous-répertoire du « répertoire commandes » lui-même ou dans le répertoire parent du « répertoire commandes ».
Vous pouvez désactiver la recherche automatique de proximité en incluant l'instruction NOAUTOPATH dans le fichier de configuration /etc/man.conf.
Dans chaque répertoire du chemin de recherche décrit plus haut, man cherche un fichier nommé sujet.section, avec un suffixe optionnel sur le numéro de section et un possible suffixe de compression. S'il ne peut trouver un tel fichier, il regarde alors dans tous les sous-répertoires nommés manN ou catN où N est le numéro de la section du manuel. Si le fichier se trouve dans le sous-répertoire cat N, man suppose qu'il s'agit d'une page de manuel formatée (page cat). Autrement, man suppose qu'elle n'est pas formatée. Dans tous les cas, si le nom de fichier comporte une extension indiquant une compression connue (comme .gz), man suppose que le fichier est gzippé.
Si vous vouloir savoir où (ou si) man peut trouver une page de manuel sur un sujet particulier, utilisez l'option --path (-w).
ENVIRONNEMENT
- MANPATH
- Si la variable MANPATH est positionnée, man utilisera sa valeur comme chemin de recherche des pages de manuel. Cette variable est prioritaire sur le fichier de configuration et le chemin de recherche automatique, mais cède cette priorité si l'option -M est utilisée. Voir CHEMIN DE RECHERCHE POUR LES PAGES DE MANUEL.
- MANPL
- Si la variable MANPL est positionnée, sa valeur servira à définir la longueur de l'affichage de la page. Autrement, la page entière est affichée sur une seule et longue page.
- MANROFFSEQ
- Si MANROFFSEQ est positionnée, sa valeur servira à déterminer le jeu de préprocesseurs à exécuter avant de lancer nroff ou troff. Par défaut, les pages sont passées dans le processeur de tableaux avant nroff.
- MANSECT
- Si MANSECT est positionnée, sa valeur déterminera les sections du manuel dans lesquelles les pages seront recherchées.
- MANWIDTH
- Si MANWIDTH est positionnée, sa valeur servira à définir la largeur de l'affichage de la page. Autrement, la page sera affichée sur toute la largeur de l'écran.
- MANPAGER
- Si MANPAGER est positionnée, sa valeur sera considérée comme le nom du programme à utiliser pour visualiser la page de manuel. Dans le cas contraire, PAGER sera utilisée. Si aucune des deux variables n'est positionnée, /usr/bin/less -is sera utilisé.
- LANG
- Si LANG est positionnée, sa valeur définira le nom du sous-répertoire où man commencera la recherche des pages de manuel. Ainsi, la commande « LANG=fr man 1 toto » aura pour effet de faire rechercher la page toto dans .../../toto.1, et si ce fichier n'existe pas, dans .../toto.1, où ... est un répertoire du chemin de recherche.
- NLSPATH, LC_MESSAGES, LANG
- Les variables d'environnement NLSPATH et LC_MESSAGES (ou LANG lorsque la dernière n'existe pas) jouent un rôle dans la localisation du catalogue de messages. (Mais les messages anglais sont inclus dans le programme à la compilation, aucun catalogue n'est donc nécessaire pour un affichage dans la langue de Shakespeare.) Notez que les programmes comme col(1) qui sont appelés par man, utilisent également LC_CTYPE.
- PATH
- PATH est utilisée pour la construction du chemin de recherche par défaut. Voir CHEMIN DE RECHERCHE POUR LES PAGES DE MANUEL.
- SYSTEM
- SYSTEM est employée pour obtenir le nom du système alternatif par défaut (en vue de l'utilisation de l'option -m ).
BOGUES
L'option -t ne fonctionne que si un programme « troff-like » est installé.Si vous voyez clignoter \255 ou <AD> au lieu de traits d'union, mettez « LESSCHARSET=latin1 » dans votre environnement.
ASTUCES
Si vous ajoutez la ligne
(global-set-key [(f1)] (lambda () (interactive) (manual-entry (current-word))))
à votre fichier .emacs, vous obtiendrez la page de manuel de l'appel de la bibliothèque situé à la position courante du curseur lorsque vous presserez la touche F1.
Pour obtenir une version texte seul d'une page de manuel, sans retour arrière ni caractère de soulignement, essayez
# man foo | col -b > foo.mantxt
AUTEUR
John W. Eaton est l'auteur historique de man. Federico Lucifredi <flucifredi@acm.org> en assure aujourd'hui la maintenance.VOIR AUSSI
apropos(1), whatis(1), less(1), groff(1), man.conf(5).TRADUCTION
Ce document est une traduction réalisée par René Cougnenc en mai 1995 et mise à jour par Alain Portal <aportal@univ-montp2.fr> le 7 novembre 2005.
L'équipe de traduction a fait le maximum pour réaliser une adaptation française de qualité. La version anglaise la plus à jour de ce document est toujours consultable via la commande : « LANG=en man 1 man ». N'hésitez pas à signaler à l'auteur ou au traducteur, selon le cas, toute erreur dans cette page de manuel.
Index
- NOM
- SYNOPSIS
- DESCRIPTION
- OPTIONS
- PAGES FORMATÉES
- CHEMIN DE RECHERCHE POUR LES PAGES DE MANUEL
- ENVIRONNEMENT
- BOGUES
- ASTUCES
- AUTEUR
- VOIR AUSSI
- TRADUCTION
This document was created by man2html using the manual pages.
Time: 00:22:54 GMT, November 20, 2008
2. man.7.man
Manpage of MAN
MAN
Section: Manuel de l'administrateur Linux (7)Updated: 27 juillet 2004
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NOM
man - Macros pour la mise en forme des pages de manuel.SYNOPSIS
groff -Tascii -man fichier ...groff -Tps -man fichier ...
DESCRIPTION
Cette page de manuel explique le contenu du paquetage groff tmac.an (souvent appelé paquetage man). Ce paquetage doit être utilisé par les développeurs pour écrire ou porter des pages de manuels pour Linux. Il est largement compatible avec d'autres versions de ce paquetage, donc le portage de pages pour Linux ne devrait pas poser de problèmes (sauf pour NET-2 BSD qui utilise un paquetage complètement différent appelé mdoc, voir mdoc(7)).Notez que les pages de manuel NET-2 BSD peuvent être visualisées avec groff simplement en spécifiant l'option -mdoc à la place de l'option -man. L'utilisation de l'option -mandoc est néanmoins recommandée puisqu'il détectera automatiquement le paquetage utilisé.
PRÉAMBULE
La première commande d'une page de manuel doit être-
.TH titre section date source manuel,
-
- titre
- Le titre de la page de manuel (par exemple MAN).
- section
- Le numéro de section dans laquelle placer la page (par exemple 7).
- date
- La date de la dernière modification. Pensez à modifier cette date à chaque changement dans la page, car c'est la manière la plus courante d'avoir un contrôle de version.
- source
-
La source de la commande
Pour les exécutables, utilisez quelque chose comme GNU, NET-2, SLS Distribution, MCC Distribution.
Pour les appels système, vous pouvez indiquer la version du noyau que vous utilisez : Linux 2.4.19.
Pour les fonctions de bibliothèque, utilisez la source de la fonction : GNU, BSD 4.3, Linux DLL 4.4.1.
- manuel
- Le titre du manuel (par exemple Manuel du programmeur Linux).
Notez que les pages BSD formatées avec mdoc commencent avec la commande Dd et non pas TH.
Les sections du manuel sont traditionnellement réparties ainsi :
-
- 1 Commandes
- Les commandes qui peuvent être invoquées par l'utilisateur depuis le shell.
- 2 Appel systèmes
- Les fonctions fournies par le noyau.
- 3 Fonctions de bibliothèques
- La plupart des fonctions de la bibliothèque C telles que qsort(3).
- 4 Périphériques
- Fichiers spéciaux trouvés dans
- 5 Formats de fichiers et conventions
- Le format de /etc/passwd et d'autres fichiers lisibles par un humain.
- 6 Jeux
- 7 Conventions et divers
- Une description du système de fichiers standard, cette page de manuel, des jeux de caractères, entre autres...
- 8 Commandes d'administration système.
- Les commandes comme mount(8), que seul root peut exécuter.
- 9 Routines du noyau
- Il s'agit d'une section obsolète. On a jadis pensé qu'il serait bon de documenter le noyau Linux ici, mais en fait très peu de documentation a été réalisée, et celle qui existe est déjà dépassée. Il existe de bien meilleures sources d'information pour les développeurs du noyau.
SECTIONS (PARAGRAPHES)
Les sections commencent par .SH suivies de leurs titres. Si le titre contient des espaces, l'encadrer par des guillemets. Les titres traditionnels sont : NOM, SYNOPSIS, DESCRIPTION, VALEUR RENVOYÉE, CODE DE RETOUR, ERREURS, OPTIONS, FICHIERS, EXEMPLE, VOIR AUSSI, DIAGNOSTIQUE, BOGUES, ENVIRONNEMENT, SÉCURITÉ, CONFORMITÉ, AUTEUR, VOIR AUSSI, et TRADUCTION. Utilisez de préférence ces titres s'il vous plaît ; cette cohérence rend les pages de manuel plus faciles à comprendre. Maintenant, créez vos propres titres si vous pensez que c'est nécessaire. Le seul titre indispensable est NOM, qui doit être suivi sur la ligne suivante par une courte description du programme :-
.SH NOM
chess \- Jeu d'échecs
Ndt : Vous vous doutez bien que la version de distribution de makewhatis(8) ne reconnaît pas la section « NOM » mais la section « NAME ». Pour que les commandes whatis(1) et apropos(1) fonctionnent, il faut modifier le script makewhatis(8). La modification à apporter est décrite dans le fichier LISEZ_MOI, qui est livré avec l'archive des pages de manuel en français.
Les autres sections contiennent habituellement les éléments suivants :
- SYNOPSIS
- indique brièvement l'interface de la commande ou de la fonction. Pour les commandes, ce paragraphe montre sa syntaxe et ses arguments. Les caractères gras marquent le texte invariable et l'italique indique les arguments remplaçables. Les crochets « [] » encadrent les arguments optionnels, les barres verticales « | » séparent les alternatives, et les ellipses « ... » signalent les répétitions. Pour les fonctions, on trouve toutes les déclarations et directives #include, suivies de la déclaration de fonction.
- DESCRIPTION
- fournit une explication sur ce que la commande, la fonction ou le format représente. Décrit les interactions avec les fichiers et l'entrée standard, ou ce qui est produit sur la sortie standard ou d'erreur. Ne contient pas les détails d'implémentation internes, sauf s'ils sont critique pour comprendre l'interface. Décrit le cas principal, pour les détails sur les options, on utilise le paragraphe OPTIONS. S'il y a une sorte de grammaire d'entrée, ou un jeu de sous-commandes, on peut les placer dans un paragraphe UTILISATION supplémentaire (juste après la section DESCRIPTION).
- VALEUR RENVOYÉE
- donne une liste des valeurs qu'une routine de bibliothèque renverra à l'appelant et les conditions qui provoquent ces retours.
- CODE DE RETOUR
- indique les codes de retour d'un programme et les conditions associées.
- OPTIONS
- décrit les options acceptées par le programme et comment son comportement se modifie.
- UITILISATION
- décrit la grammaire de tout sous-langage implémenté.
- EXEMPLES
- donne un ou plusieurs exemples d'utilisation de la fonction, du fichier ou de la commande.
- FICHIERS
- liste les fichiers utilisés par le programme ou la fonction, tels que fichiers de configuration, de démarrage, et les fichiers manipulés directement par le programme. Il faut donner le chemin d'accès complet des fichiers et utiliser le mécanisme d'installation pour modifier le préfixe. Pour la plupart des programmes, l'installation par défaut se fait dans /usr/local, aussi, votre page de manuel de base devrait utiliser /usr/local comme base.
- ENVIRONNEMENT
- décrit toutes les variables d'environnement qui affectent le programme ou la fonction, ainsi que leurs effets.
- DIAGNOSTIQUE
- fournit un survol des messages d'erreurs usuels et comment les considérer. Il n'est pas nécessaire d'indiquer les messages d'erreur système ou les signaux fatals qui peuvent apparaître durant l'exécution du programme, sauf s'ils sont traités spécialement.
- SECURITÉ
- concerne les problèmes de sécurité et leurs implications. Doit contenir les avertissements à propos des configurations ou des environnements à éviter, les commandes ayant des répercussions au niveau sécurité, etc. surtout s'ils ne sont pas évidents. Il n'est pas obligatoire de faire un paragraphe spécifique sur la sécurité. Si l'intelligibilité est améliorée, on peut placer ces informations dans les autres sections (telles que DESCRIPTION ou UTILISATION). Néanmoins, il est important de placer les informations de sécurité quelque part.
- CONFORMITÉ
- décrit les standards ou les conventions suivis par l'implémentation.
- NOTES
- contient des notes diverses.
- BOGUES
- liste les limitations ou les défauts recensés, ainsi que les sujets à débat.
- AUTEUR
- liste les auteurs de la documentation ou du programme afin de pouvoir leur envoyer les rapports de bogue.
- VOIR AUSSI
- fournit une liste des pages de manuel ayant un rapport, dans l'ordre alphabétique, suivies des autres documents éventuels.
- TRADUCTION
- le nom du traducteur. Si son adresse courriel n'est pas fournie, vous la trouverez dans le fichier LISEZ_MOI fournit avec les pages de manuel en français. Le paragraphe « TRADUCTION » n'est pas destiné à flatter l'ego du traducteur, mais à savoir à qui s'adresser si vous relevez une erreur !
FONTES
Bien qu'il y ait de nombreuses conventions arbitraires concernant les pages de manuel pour UNIX, l'existence de plusieurs centaines de pages spécifiques à Linux définit nos propres standards :-
Pour les fonctions, les arguments sont toujours indiqués en italique,
même dans le paragraphe SYNOPSIS,
où le reste de la fonction est en caractères gras:
- int mafonction(int argc, char **argv);
- Les noms de fichiers sont toujours en italique (par exemple /usr/include/stdio.h), sauf dans le paragraphe SYNOPSIS, où les fichiers inclus sont en gras (par exemple #include <stdio.h>).
- Les macros, généralement en majuscules, sont en gras (par exemple MAXINT).
- Dans l'énumération d'une liste de code d'erreurs, les codes sont en gras, et la liste utilise normalement la macro .TP.
-
Toute référence à une autre page de manuel, ou au sujet principal de la
page en cours, est en gras. Si le numéro de section de manuel est donné,
il est en Roman, sans espace (par exemple
man(7)).
Les commandes pour sélectionner les fontes sont les suivantes :
- .B
- Gras
- .BI
- Gras alterné avec Italique (surtout pour les spécifications de fonctions)
- .BR
- Gras alterné avec Roman (surtout pour les références aux autres pages de manuel)
- .I
- Italique
- .IB
- Italique alterné avec Gras
- .IR
- Italique alterné avec Roman
- .RB
- Roman alterné avec Gras
- .RI
- Roman alterné avec Italique
- .SB
- Petit alterné avec Gras
- .SM
- Petit (utile pour les acronymes)
Traditionnellement, chaque commande peut avoir jusqu'à six arguments, mais les versions GNU semblent éliminer cette contrainte. Les arguments sont délimités par des espaces. Des guillemets sont utilisés pour encadrer un argument qui contient des espaces. Tous les arguments seront imprimés les uns après les autres sans intercaler d'espace, ainsi la commande .BR peut être utilisée pour indiquer un mot en Gras suivi par un signe de ponctuation en Roman. Si aucun argument n'est fourni, la commande s'applique à la ligne suivante.
AUTRES MACROS ET CHAÃŽNES
Ci-dessous se trouvent les macros et chaînes prédéfinies. Sauf indication contraire, toutes les macros déclenchent un saut de ligne. La plupart de ces macros utilisent ou modifient l'indentation courante. Celle-ci est fixée par toute macro avec le paramètre i ci-dessous ; les macros peuvent omettre le i auquel cas l'indentation courante est utilisée. En conséquence, les paragraphes sucessifs peuvent utiliser la même indentation sans la répéter. Un paragraphe normal, non-indenté, replace l'indentation courante à sa valeur par défaut (0.5 pouces). Par défaut, les indentations sont mesurées en ens (largeur d'une lettre « n »") ou ems (« m »). Ainsi, les largeurs s'ajustent automatiquement en cas de changement de police. Les principales macros disponibles sont :
Paragraphes normaux
- .LP
- Comme .PP (débute un nouveau paragraphe).
- .P
- Comme .PP (débute un nouveau paragraphe).
- .PP
- Débute un nouveau paragraphe et réinitialise l'indentation courante.
Indentation Relative
- .RS i
- Débute une indentation relative - déplace la marge gauche de i vers la droite (si i est absent, la valeur d'indentation courante est utilisée). Une nouvelle valeur d'indentation est placée à 0.5 pouces. En conséquence, tous les paragraphes suivants seront indentés jusqu'au RE correspondant.
- .RE
- Terminer une indentation relative et restituer les valeurs précédentes d'indentation courante.
Macros d'indentation de paragraphe
- .HP i
- Débute un paragraphe avec une indentation d'accroche (la première ligne du paragraphe est le long de la marge gauche, et les autres lignes sont indentées).
- .IP x i
- Paragraphe indenté avec une balise d'accroche éventuelle. Si la balise x est omise, tout le paragraphe est indenté de i. Si la balise x est fournie, elle est accrochée le long de la marge gauche, avant le paragraphe indenté (C'est comme .TP sauf que la balise est incluse avec la commande elle-même plutôt que d'être sur la ligne suivante). Si la balise est trop longue, le texte sera transposé à la ligne suivante (le texte ne sera ni perdu ni tronqué). Pour les listes à puces, utilisez cette macro avec \(bu (rond) ou \(em (tiret) comme balise, et pour les listes numérotées utilisez le numéro ou la lettre suivi par un point. Ceci simplifie la traduction dans d'autres formats.
- .TP i
- Début d'un paragraphe avec une balise d'accroche. La balise est donnée sur la ligne suivante, mais le résultat est identique à celui de la commande .IP.
Macros de liens hypertextes
(Fonctionnalité supportée par groff seulement.) Afin d'utiliser les macros de liens hypertexte, il est nécessaire de charger le paquet macro www.tmac. Utiliser la requète .mso www.tmac pour le faire.- .URL url lien fin
- Insère un lien hypertexte vers l'URI (URL) url, avec lien comme texte du lien. La fin sera affichée immédiatement après. Lors d'une conversion en HTML, cela se traduit par les commandes HTML <A HREF="u">. <A HREF="url">lien</A>fin.
- Les macros d'insertion de liens hypertextes sont nouvelles, et de nombreux outils n'en feront rien. Mais, comme de nombreux outils (y compris troff) les ignoreront simplement (ou au pire écriront leur texte), on peut les utiliser sans souci.
- Il peut être utile de définir votre propre macro URL dans les pages de manuels pour le bénéfice de ceux qui les regarderont avec un visualisateur roff autre que groff. De cette façon, l'URL, le texte du lien et le texte de fin (s'il y en a) restent visibles.
-
Voici un exemple:
-
.de URL
\\$2 \(laURL: \\$1 \(ra\\$3
..
.if
[.g] .mso www.tmac
.TH ...
(plus bas dans la page page)
Ce logiciel est fournit par le
.URL "http://www.gnu.org/" "Projet GNU" " de la"
.URL "http://www.fsf.org/" "Free Software Foundation" .
-
.de URL
- Dans ce qui précède, si groff est utilisé, la définition de la macro URL du paquet macro www.tmac surchargera celle qui est définie localement. defined one.
Un certain nombre d'autres macros lien sont disponibles. Voir groff_www(7) pour plus de détails.
Macros diverses
- .DT
- Réinitialiser les tabulations à leurs valeurs par défaut, tous les 0.5 pouces sans déclencher de saut de ligne.
- .PD d
- Fixer la distance verticale entre paragraphes à la valeur d (si absent, d=0.4v). Ne provoque pas de saut de ligne.
- .SS t
- Sous-chapitre t (comme .SH, mais pour les sous-sections au sein d'une section).
Chaînes prédéfinies
Le paquetage man contient les chaînes prédéfinies suivantes :- \*R
- Symbole d'enregistrement : ®
- \*S
- Taille de police par défaut.
- \*(Tm
- Symbole marque déposée :
- \*(lq
- Guillemets en chevrons droits : ``
- \*(rq
- Guillemets en chevrons gauches : ''
Ensemble de commandes sûres
Bien que techniquement man soit un paquetage de macros troff, en réalité un grand nombre d'autres outils traitent les fichiers des pages de manuel, sans implémenter toutes les possibilités de troff. Il vaut donc mieux éviter certaines fonctionnalités exotiques de troff. Évitez d'utiliser les préprocesseurs de troff (s'il le faut, utilisez tbl(1), mais essayez d'employer plutôt les commandes IP et TP pour les tableaux à deux colonnes). Évitez d'utiliser les calculs, la plupart des autres outils ne les réalisent pas. Utilisez des commandes simples facile à traduire dans d'autres formats. Les macros suivantes sont reconnues comme sûres (même si elles sont parfois ignorées par les traducteurs) : \ , ., ad, bp, br, ce, de, ds, el, ie, if, fi, ft, hy, ig, in, na, ne, nf, nh, ps, so, sp, ti, tr.
Vous pouvez aussi employer les séquences d'échappement de troff (celles qui
commencent par \).
Si vous devez insérer une barre oblique inverse comme du texte normal, utilisez \e.
Les autres séquences que vous pouvez utiliser, x et xx étant des caractères
quelconques, et N un chiffre, sont :
\',
\`,
\-,
\.,
\ ,
\%,
\*x,
\*(xx,
\(xx,
\$N,
x,
(xx,
\fx,
et
\f(xx.
Évitez d'utiliser des séquences d'échappement pour dessiner des graphiques.
N'utilisez pas les paramètres optionnels pour bp (break page). Utilisez seulement des valeurs positives pour sp (vertical space). Ne définissez pas de macro (de) avec le même nom qu'une macro dans ce paquetage ou dans celui de mdoc avec une signification différente, il est probable que la définition en serait ignorée. Tout indentation positive (in) devrait être appariée avec une indentation négative identique (bien que vous devriez plutôt utiliser les macros RS et RE à la place). Les tests (if,ie) ne devraient avoir que « t » ou « n » comme condition. Seules les traductions (tr) qui peuvent être ignorées devraient être utilisées. Les changement de fontes (ft et les séquences d'échappement \f) ne doivent prendre comme valeurs que 1, 2, 3, 4, R, I, B, P, ou CW (la commande ft peut aussi n'avoir aucun paramètre).
Si vous utilisez d'autres fonctionnalités que celles-ci, vérifiez le résultat soigneusement sur divers outils. Une fois que vous avez confirmation que la nouvelle fonctionnalité est sûre, faites-le savoir au mainteneur de cette page.
NOTES
Insérez les URLs complets dans le texte lui-même, certains outils comme m(1) peuvent les transformer automatiquement en liens hypertextes. Vous pouvez aussi utiliser la nouvelle macro URL pour associer les liens aux informations correspondantes. Si vous insérer des URLs, utilisez des URL complets (par exemple <http://www.kernelnotes.org>) pour s'assurer que les outils les trouveront automatiquement.
Les outils traitant ces fichiers devront les ouvrir et examiner le premier caractère non-blanc. Un point ou un apostrophe simple au début d'une ligne indiquent un fichier troff (comme man ou mdoc). Un angle gauche « < » indique un document SGML/XML comme (HTML ou Docbook). Tout autre caractère correspond à un texte ASCII simple (par exemple une sortie « catman »).
Plusieurs pages commencent avec '\" suivi d'une espace et d'une liste de caractères indiquant comment la page doit être pré-traitée. Pour améliorer la portabilité vers des traducteurs non-troff, nous vous recommandons d'éviter d'utiliser autre chose que tbl(1). Sous Linux, la détection en est automatique. Nénamoins, vous pouvez inclure cette information pour que votre page de manuel puisse être traitée par d'autres systèmes (moins capables). Voici la définition des préprocesseurs invoqués par ces caractères :
[Ndt] En français, nous utilisons plus fréquement les « espaces insécables » que les anglo-saxons. Pour transformer un espace normal en espace insécable, il suffit de le préfixer par « \ ». Si vous traduisez des pages, essayez de placer ces espaces insécables avant les points-virgules, deux-points, point d'exclamation et d'interrogation, et entre les nombres et les unités (par exemple 1024 ko, s'écrira 1024\ ko).
FICHIERS
/usr/share/groff/ [*/] tmac/tmac.an/usr/man/whatis
BOGUES
La plupart des macros décrivent la mise en forme (police, espacement...) au lieu de marquer le contenu sémantique (par exemple référence vers une autre page) comme le font des formats comme mdoc ou DocBook (même l'HTML a des balises plus sémantiques). Cette situation rend le format man difficile à traduire sur différents supports. En se limitant au sous-ensemble de macros décrites plus haut, il devrait être plus facile de basculer automatiquement vers un autre format de page de référence dans l'avenir.
La macro Sun TX n'est pas implémentée.
AUTEURS
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- James Clark (jjc@jclark.com) a écrit l'implémentation du paquetage de macros.
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- Rickard E. Faith (faith@cs.unc.edu) a écrit la version initiale de cette page de manuel.
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- Jens Schweikhardt (schweikh@noc.fdn.de) a écrit le mini HOWTO Linux-man-page. (qui a influencé cette page de manuel).
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- David A. Wheeler (dwheeler@ida.org) a largement modifié cette page, en ajoutant des détails sur les sections et les macros.
VOIR AUSSI
apropos(1), groff(1), man(1), m(1), mdoc(7), mdoc.samples(7), groff_man(7), groff_www(7), whatis(1)TRADUCTION
Ce document est une traduction réalisée par Christophe Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/> le 20 octobre 1996 et révisée le 10 août 2006.
L'équipe de traduction a fait le maximum pour réaliser une adaptation française de qualité. La version anglaise la plus à jour de ce document est toujours consultable via la commande : « LANG=en man 7 man ». N'hésitez pas à signaler à l'auteur ou au traducteur, selon le cas, toute erreur dans cette page de manuel.
Index
- NOM
- SYNOPSIS
- DESCRIPTION
- PRÉAMBULE
- SECTIONS (PARAGRAPHES)
- FONTES
- AUTRES MACROS ET CHAÃŽNES
- Ensemble de commandes sûres
- NOTES
- FICHIERS
- BOGUES
- AUTEURS
- VOIR AUSSI
- TRADUCTION
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Time: 00:22:55 GMT, November 20, 2008


